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18|10|2002 – 02|02|2003

VIDEO TOPIQUES
TOURS ET RETOURS DE L’ART VIDEO

Un parcours raisonné à travers les grands thèmes de l’art vidéo depuis les débuts de son histoire (- L’autre télévision – La caméra comme miroir ou instrument de contrôle, la relecture de Hollywood ou la poursuite du cinéma expérimental…), et une exploration de la façon dont des artistes aujourd’hui se saisissent de la vidéo pour revisiter les mêmes thèmes devenus lieux communs ou clichés. Au lieu donc d’opposer un art vidéo perdu dans les profondeurs de l’histoire et des pratiques actuelles d’un médium accessible à tous, nous avons pris le parti d’un brouillage des époques afin de mettre en évidence la persistance de quelques grandes idées dans un art toujours en quête de définition.
Si Nam June Paik, Les Levine, Jonas, Nauman, Keith Sonnier ou Vito Acconci, ont posé les bases et les thèmes d’un usage de la vidéo dans le champ des pratiques artistiques des années 70, Roderick Buchanan, loin des guérillas anti-télévision, détourne avec légèreté les images du sport et Jessica Bronson nous propose une révision en accéléré de tous les clichés attachés à l’art vidéo. Plus qu’un genre ou une discipline, la vidéo (oublions l’art s’il le faut) se reconnaîtrait à un type d’approche, toujours sur le fil du questionnement esthétique et du divertissement, entre l’ennui de la télévision et la féerie du parc d’attractions.
De la grisaille et de la neige des écrans de télévision (Paik, Bronson…) aux ciels de Hollywood (Yonemoto), du voyage à l’intérieur de l’esprit (Les Levine) ou à la surface du visage (Delvoye…), de la performance comme épreuve de force (Vito Acconci) à l’endormissement de l’auteur (Rodney Graham) Vidéo Topiques nous fait visiter quelques-unes des chambres (claires ou obscures) de la maison Vidéo.

 

24|05|2002 – 8|09|2002

JOAQUIN TORRES GARCIA - Un monde construit

L’exposition rétrospective de J0AQIJIN TORRES-GARCIA (Montevideo 1874—1949) présentée au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg vise à offrir au public une vision complète de l’oeuvre de ce fondateur d’avant-garde en rassemblant plus de cent cinquante tableaux et sculptures, dessins et jouets, provenant de collections privées, et des plus grands musées français et étrangers (dont le Musée National d’Art Moderne à Paris, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Museu d’Art Contemporani à Barcelone, le Museo Centro de Arte Reina Sofia à Madrid ou encore la Fondation Torres-Garcia à Montevideo en Uruguay). Cette manifestation est la première grande exposition de Torres Garcia présenté dans un musée français depuis celle de 1975, organisée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
Elle réserve une place particulière au séjour parisien de l’artiste, de 1926 à 1932, durant lequel il rencontre les principaux acteurs de l’abstraction géométrique, entre autres Arp et Van Doesburg - historiquement liés à la Ville de Strasbourg -, Mondrian, Hélion et Domela. Une section présentera des oeuvres de ces artistes et mettra en lumière la place de Torres-Garcia dans l’activité artistique de l’époque.
Joaquin Torres-Garcia crée en 1930, aux côtés de Michel Seuphor, le groupe Cercle et Carré, groupe hétérogène qui fédère à Paris l’ensemble des tendances internationales de l’art abstrait autour du rejet de la figuration et de l’affirmation de la structure. Nourri de ces influences, Torres-Garcia développe à Paris un constructivisme synthétique entre abstraction pure et valeurs archaïques universelles, entre la règle et l’aléatoire, l’ « Universalismo Constructivo ».
L’accent sera mis également sur les jouets de bois fabriqués de manière quasi industrielle, dès 1917, parallèlement à sa production picturale. Cette section permettra de souligner l’intérêt de Torres-Garcïa pour l’art des enfants et pour l’enseignement. Il crée, à son retour en Uruguay en 1935, une Association pour un Art Constructif, I’A.A.C., école et centre intellectuel, véritable organe de diffusion de ses idées.
 
  AURELIE NEMOURS 1910 Paris

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg organise du 15 février au 21 avril 2002 une présentation de l’œuvre d’Aurélie Nemours. Ce projet est lié à une donation d’une vingtaine de pièces de l’artiste aux Musées de Strasbourg.
Ces toiles seront exposées aux côtés d’une sélection de vingt tableaux afin de montrer la richesse du travail de cet artiste.
Le Musée d’Art Moderne et Contemporain possède déjà dans ses collections deux œuvres d’Aurélie Nemours, Rythme du millimètre (1967) et Vigile (1968), ce dernier présenté actuellement dans les salles.
Après des études d’archéologie et son passage dans les ateliers de Lhote et Léger, Aurélie Nemours s’oriente, dès ses premières œuvres, vers un vocabulaire abstrait. En 1949, elle participe au Salon des réalités nouvelles et expose pour la première fois en 1953 chez Colette Allendy. Ses compositions, fondées sur l’horizontale et la verticale, révèlent l’influence nouvelle de Mondrian, qu’elle a découvert grâce à Michel Seuphor. A partir de ce moment, sa peinture évolue de manière extrêmement rigoureuse, se rapprochant formellement et intellectuellement de l’Art concret. Néanmoins les formes et les couleurs demeurent réparties de manière intuitive sur la toile, dictée par une nécessité intérieure. Aurélie Nemours, représentée à Paris par la Galerie Denise René, est liée à l’histoire de Strasbourg par ses affinités stylistiques avec l’abstraction géométrique de Arp et de Van Doesburg.
 
   
 

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