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19|05 - 21|08|2006

 

Collages d’Ingres

2006 est l’année Ingres avec la grande exposition rétrospective au Louvre, qui a débuté en février. Le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg participe à cette célébration en présentant l’exposition organisée par Adrien Goetz et le musée Ingres à Montauban.
Le propos est d’entrer dans le processus créatif du maître,
en explorant sa pratique de découpe et d’assemblage. Cette soixantaine de dessins élaborés à partir de papiers et de calques sont une révélation. Tous proviennent du musée Ingres où l’exposition a été présentée auparavant. Un catalogue est publié à cette occasion.
Avec cette exposition s’achève un exceptionnel triptyque romantique qui aura permis de montrer à Strasbourg Théodore Chassériau, un autre romantisme en 2002 (Paris, Galeries nationales du Grand Palais/Strasbourg/New York, Metropolitan Museum of Art) et ses deux aînés : Delacroix (La Liberté guidant le peuple) en 2004 et Ingres en 2006.

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20|10|2005 - 22|01|2006 

 

Éclairages sur un chef-d’œuvre :
Loth et ses filles par Simon Vouet


Conservée au Musée des Beaux-Arts de Strasbourg, Loth et ses filles est une des pièces maîtresses de Simon Vouet. Il s’agit d’un chef-d’œuvre trouble et limpide. Car malgré son lyrisme demeure le sujet scabreux, auquel répond une manière brillante (« classicisante ») avec des restes de la leçon romaine (« caravagesque »). Il s’agit donc d’explorer les deux composantes majeures de ce tableau : sa genèse (dessins et sources d’inspiration), son sujet (iconographie) mais surtout sa place dans l’œuvre de Simon Vouet (1633) et dans le développement de l’âge d’or de la peinture parisienne.

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16|09|2004 -15|12|2004

 

EUGENE DELACROIX
La Liberté Guidant le Peuple (1830)

Un prêt exceptionnel du musée du Louvre

Du 16 septembre au 12 décembre 2004, le musée du Louvre prêtera au musée des Beaux-Arts de Strasbourg, à titre vraiment exceptionnel, Le 28 juillet ; la Liberté guidant le peuple (28 juillet 1830), un des sommets de l’art d’Eugène DELACROIX (Charenton-Saint-Maurice (Val-de-Marne), 1798-Paris, 1863). Cet événement s’inscrit dans la politique du Ministère de la Culture de prêter 22 chefs-d’œuvre du Louvre dans autant de régions. Fidèle à son engagement dans les grandes opérations de démocratisation de la culture, le musée du Louvre s'associe à cette opération, au bénéfice des musées de la Ville de Strasbourg. Le prêt d'œuvres majeures des grands musées nationaux, dont le Louvre, illustre le souci de rendre accessibles les chefs-d'œuvre des collections nationales au public le plus large et sur l'ensemble du territoire et, dans ce cas, au cœur de l’Europe.
En peignant cette gigantesque composition l’année même des événements de 1830, Delacroix ne peignait pas seulement un tableau mais un symbole. Participant lui-même à la révolution qui chassait Charles X, Delacroix a réalisé un mélange de description de la barricade des émeutes (on reconnaît Notre-Dame à l’arrière plan) et d’allégorie. Il a voulu représenter l’union du peuple parisien contre le régime ultra-réactionnaire des Bourbons.

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22|11|2003 – 01|08|2004

 

LA PEINTURE HOLLANDAISE DU XVIIe SIECLE

Parallèlement à l’exposition Reflets du Siècle d’Or Hollandais : les eaux-fortes de Rembrandt du Musée Geelvinck Hinlopen Huis à Amsterdam qui se déroule à la galerie Heitz, le Musée des Beaux-Arts propose de redécouvrir sa collection hollandaise du XVIIe siècle.
Cette collection compte plus d'une centaine d'œuvres. La plupart des écoles régionales y sont représentées parmi lesquelles Delft et Haarlem. Les œuvres de Jan van Goyen, Salomon van Ruysdaël, Van de Velde, quelques-uns des plus grands artistes de la peinture de paysages jalonnent ce parcours, côtoyant d'autres thèmes de prédilection tels que la peinture de genre ou encore les intérieurs d'églises et les portraits.

 


22|11|2003 – 12|02|2004

 

LES EAUX-FORTES DE REMBRANDT
REFLETS DU SIECLE D’OR HOLLANDAIS

en relation avec la représentation permanente des Pays-Bas au Conseil de l’Europe

Rembrandt (1606-1669) a de tout temps suscité l'engouement des collectionneurs d'estampes. Sa réputation, qui s'est d'abord fondée sur son œuvre gravée, s'est rapidement étendue au-delà des frontières de son pays. De nos jours encore, la quête de gravures rares du génie d'Amsterdam revêt un caractère quasi mythique. A Strasbourg, ce sont 51 eaux-fortes issues de la collection Maecenas, The Portfolio qui seront présentées à la Galerie Heitz rénovée pour cette occasion. Cette exposition a déjà fait l’objet de présentation en des lieux aussi prestigieux que le Palais des Nations-Unies à Genève, le musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, Moscou et Taïwan.
Cette exposition a été réalisée avec le soutien de la Représentation Permanente des Pays-Bas auprès du Conseil de l'Europe et de l'Association Theo van Doesburg. Elle fait partie du programme culturel organisé à l'occasion de la Présidence néerlandaise du Conseil de l'Europe.

 


7|06|2003 – 14|09|2003

 

L’APOTHEOSE DU GESTE
L’ESQUISSE PEINTE EN France
AU SIECLE DE BOUCHER ET FRAGONARD


De Lemoyne à Fragonard en passant par Boucher, plus de cent esquisses, parmi les plus belles des musées français, seront exposées. L’esquisse, au coeur de la pratique et de la théorie de l’époque, permettra une lecture de la peinture française à travers ce prisme. Car l’esquisse est au cœur de la pratique et de la théorie de cette époque. Les artistes copient, élaborent et composent au moyen de l’esquisse.
En présentant pour certaines de ces esquisses, l’œuvre achevée sur laquelle elles ont débouchée, cette exposition permet de restituer le processus de l ‘élaboration d’une œuvre. Elle montre les hésitations, les améliorations, voulues par l’artiste ou le commanditaire, ce que montrera la présentation de plusieurs œuvres achevées à côté de leur esquisse. Elle est au peintre ce qu’est le manuscrit à l’écrivain.
L’exposition est organisée par les Musées de Strasbourg et le Musée des Beaux-Arts de Tours.

 


31|01|2003 – 04|05|2003

 

LES DIEUX COMME LES HOMMES
Gravures rhénanes du XVIè siècle


Plus d’une centaine d’estampes, de pièces exceptionnelles, souvent inédites d’artistes qui, dans le sillage de Dürer (Albrecht, Altdorfer, Heinrich Aldegrever, Lucas de Leyde…) ou au contact des Italiens comme Antonio Pollaiuolo, Andrea Mantegna, Jacopo de’Barbari, ont assimilé les formes traditionnelles et le vocabulaire nouveau de la Renaissance.


19|06|2002 – 21|09|2002

 

Théodore Chassériau – Un autre romantisme

Théodore Chassériau (Saint-Domingue 1819-Paris 1856), un des plus importants peintres du XIXe siècle, demeure mal connu. La seule exposition d’envergure remonte en effet à 1933.
La rétrospective n’a pas seulement pour ambition de remettre devant les yeux du public l’art si singulier de Chassériau. Elle se propose, pour autant, d’approcher l’artiste et son époque selon des perspectives neuves. Il s’agit donc de jeter une lumière nouvelle sur l’esthétique de l’artiste.
On a longtemps voulu retenir de cette période que l’opposition entre Ingres et Delacroix, entre la ligne et la couleur. Or Chassériau fut l’élève du premier avant d’être séduit par les préoccupations esthétiques du second. Sa brève carrière fut marquée par quelques commandes publiques (églises de Paris et décor à la Cour des Comptes) mais aussi par ses voyages à Rome mais surtout en Algérie (1846). Ses dessins, ondulants, comptent parmi les plus beaux du XIXe siècle.
L’œuvre de Chassériau surprend par la variété des thèmes abordés et des solutions plastiques trouvées. Les portraits, peints et dessinés, forment la part de son œuvre peut-être la plus séduisante mais on ne saurait négliger le versant plus ambitieux où s’incarnent les principales préoccupations de son temps (dont le renouveau religieux ou la politique coloniale), celui de Balzac, Hugo, Gautier mais aussi de Lacordaire, Tocqueville ou Lamartine. En effet Chassériau fut tout sauf un isolé.
Sa postérité fut des plus importantes, en particulier Puvis de Chavannes et Gustave Moreau ont beaucoup regardés ses œuvres et ses décorations murales. Peintre inclassable au regard des critères ordinaires semblable en cela à Géricault qu’il admira tant, Chassériau touchera notre sensibilité contemporaine.
Le musée des Beaux-Arts de Strasbourg conserve quatre importants tableaux de Chassériau (Femme mauresque sortant du bain, 1854 ; Mazeppa, 1851 ; Desdémone à sa toilette, 1849 ; Le Réveil de Desdémone, 1849).
C’est l’œuvre d’un artiste mort jeune mais laissant une œuvre nombreuses que l’exposition (grâce à 80 peintures et autant de dessins) et le catalogue vont mettre en lumière, grâce aux travaux des chercheurs.
Une œuvre qui n’est pas un panaché des leçons soi-disant inconciliables d’Ingres et de Delacroix mais d’une inspiration toute personnelle qui, selon les mots du peintre, osa l’inconnu.

 
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