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du 26|11|2004
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SALLES
D’ORFEVRERIE
STRASBOURGEOISE ET
CABINET DE L’HOTEL OESINGER
Les collections les plus prestigieuses du musée des Arts Décoratifs
sont celles de céramique – elles retracent l’évolution
de l’illustre manufacture Hannong – et celles d’orfèvrerie.
La renommée européenne de Strasbourg dans le domaine
de l’orfèvrerie lui vient autant de la beauté des
formes régence, rocaille, Louis XV et Louis XVI, des écuelles à bouillon,
chocolatières et cafetières, gobelet de magistrat,
couverts de table et nécessaire de toilette, que de la qualité exceptionnelle
de son vermeil.
Les Imlin, Oertel, Alberti et Kistein, véritables dynasties
d’orfèvres, comptent parmi leur clientèle les
dignitaires de la ville libre royale, les grands seigneurs allemands
possessionnés en Alsace et exportent leur production dans
l’Europe entière.
La cohérence et la richesse de la collection contribuent au
caractère exceptionnel de cet ensemble, symbole d’un
savoir-faire et d’un art de vivre raffinés, qui sera
mis en valeur au travers d’une muséographie nouvelle
appelée à mettre en exergue la préciosité des
matériaux, l’inventivité des formes et la finesse
extrême des décors.
Cabinet de l’hôtel Oesinger, grand’rue à Strasbourg,
vers 1750
Le décor de lambris d’époque Louis XV provenant
de l’hôtel Oesinger à Strasbourg, remonté à son
emplacement actuel à l’entrée de l’aile
des écuries du palais Rohan au début des années
1950, est un bel exemple de l’influence du goût parisien à Strasbourg.
Cet élégant ensemble retrouvera sa polychromie d’origine à l’issue
des travaux de restauration en cours. Le décor sera complété par
la mise en place d’un mobilier contemporain des boiseries,
dont un cartel d’applique et une commode restaurés à cette
occasion, afin de recréer l’atmosphère d’un
intérieur strasbourgeois du milieu du XVIIIe siècle
conçu selon le modèle parisien.
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