SPECIMENS | SALLES ET VITRINES  

SPECIMENS
   
  Coelacanthe - Latimeria chalumnae
Salimani Hambou (Grande Comore)
1967

Cette femelle fut capturée dans la nuit du 12 au 13 juin 1967 à environ 200 mètres de profondeur au large de la Grande Comore. Ce poisson, véritable "fossile vivant" que l’on croyait disparu, fut redécouvert en 1938. Cette découverte fut un des événements les plus sensationnels du XXe siècle en matière d’histoire naturelle. En effet, le coelacanthe fait partie d’un des groupes les plus anciens du monde qui semblait s’être éteint depuis 70 millions d’années.
 
   
  Etoile de mer – Astrodactylus gracilis
1882

Comme l’araignée de mer géante, ce spécimen fut ramené par le Professeur Döderlein de son séjour au Japon en tant qu’enseignant à l’université. Pendant les quelques années passées dans ce pays, il avait fait draguer la baie de Sagami, proche de Tokyo. Les collections qu’il a ainsi ramenées, étaient à l’époque riches d’espèces encore inconnues. Après un long travail de détermination, il les a décrites et leur a donné un nom scientifique. Ainsi, les spécimens décrits pour la première fois, comme cette étoile de mer, sont appelés « Types » et restent à l’heure actuelle des références pour les chercheurs. Ils font souvent l’objet de demandes de prêt et d’envoi à des scientifiques du monde entier. Le musée zoologique possède ainsi plus de deux cents « Types » de poissons, crustacés, échinodermes, éponges…
 
   
  Grand Pingouin
Mers du Nord
1760

Cet exemplaire, visiblement le plus ancien connu au monde, a été offert à Jean Hermann par l’ethnographe et explorateur Pierre Pallas en 1760 . Dans son livre d’inventaire datant de 1768, Jean Hermann ne mentionne comme origine que Mers du Nord, mais on peut supposer que comme les autres exemplaires du XVIIIe siècle, il provient des côtes d’Islande. Pourchassée par l’homme, cette espèce s’est définitivement éteinte en 1844
 
   
  Lion de l’Atlas – Panthera leo leo
1996

Acquis en 1996 par la Ville de Strasbourg, ce spécimen trônait avant dans le salon d’une demeure en Belgique. Bien différent du lion que l’on trouve actuellement en Afrique, cette sous-espèce est celle que les Romains capturaient par milliers pour les jeux du cirque. Sous la pression des chasseurs, les lions de l’Atlas ont trouvé refuge dans les montagnes du même nom, constituant alors des populations robustes à forte crinière. Mais l’extermination s’est poursuivie jusqu’à l’extinction définitive de cet animal en 1922.
 
   
  Loup - Canis lupus-
Ce magnifique exemplaire de loup, au pelage argenté, provient d’une saisie de douanes. Trouvé chez un particulier, il a été, comme bien d’autres animaux, offert au musée par la Direction Régionale des Douanes de Strasbourg. Ainsi, chaque année, objets en ivoire, animaux naturalisés, objets manufacturés en peaux diverses viennent enrichir les collections.
 
   
  Araignée - Macrocheira Kaempferi
Ces araignées de mer géantes du Japon (mâle et femelle) ont été pêchées dans la baie de Tokyo et font partie des extraordinaires collections ramenées du Japon en 1882 par le Professeur Ludwig Döderlein. Cette espèce est le plus grand crustacé vivant au monde. Pesant entre 16 et 20 kg, elle fréquente des profondeurs allant de 50 à 300 m.
 
   
  Morse – Odobenus rosmarus
1851

Impressionnant par sa taille, ce spécimen est arrivé au musée en 1851 sous forme de peau conservée dans le sel. A elle seule, cette dernière pesait 700 livres. Elle faisait partie des envois en provenance du Groenland et effectués entre 1840 et 1855 par le missionnaire Melhose. Entre 1820 et 1870, se sont ainsi succédés des envois d’Alsaciens du bout du monde, de pasteurs et de missionnaires, de militaires, de grands de ce monde. Les collections se sont extraordinairement enrichies pendant toute cette période, c’est ainsi qu’elles présentent à l’heure actuelle cette si grande diversité et qu’elles nous permettent de voyager de l’Ile de Java au Mexique en passant par la Libye, tout en restant à Strasbourg.
 
 
  Ours lippu
1997

Ces deux spécimens font partie d’une collection d’ours acquise par la Ville de Strasbourg en 1997. Pourquoi de tels achats ? Depuis quelques années, le musée essaye de reconstituer sa collection de grands mammifères détruite en grande partie pendant la deuxième guerre mondiale. En effet, pour agrandir l’espace dévolu aux laboratoires de recherche, cette collection, qui comprenait entre autres une série unique de zèbres et de bouquetins, fut déménagée à la manufacture des tabacs. Malheureusement, peu de temps après, la manufacture fut bombardée et ses précieux locataires détruits.
 
   
  Roi de rats
1895
Dellfeld

Spécimen étrange que cette pelote de dix rats, aux queues inextricablement nouées, trouvée par un maître d’école dans une grange à Dellfeld dans le Palatinat (Allemagne). Surpris par sa découverte, il l’envoya au conservateur du Musée zoologique de Strasbourg. Les musées de Strasbourg et Nantes sont les deux seuls musées en France à posséder cette curiosité zoologique dont le secret n’a jamais été percé.
 
   
  Taupe européenne - Talpa europaea
1889

Ce spécimen trouvé à Bremen (Allemagne) fut offert au musée en 1889 . Elle fait partie de la collection d’albinos du musée où se côtoient corneille, écureuil, chouette effraie, sanglier, faisan… , datant pour la plupart du XIXe siècle. Leur couleur blanche caractéristique est due au blocage de la synthèse de la mélanine (pigment noir). Les albinos présentent une autre particularité : leurs yeux, leur bec ou leur truffe, leurs griffes et la plante de leurs pieds sont de couleur rose. Cette série est d’autant plus précieuse que ces curiosités de la nature survivent très rarement : elles sont des proies bien faciles ou des prédateurs trop visibles...
 

SALLES ET VITRINES
   
  Les collections en verre
Modèle de calmar
1890
Verrier Blashka

En dehors des animaux naturalisés, le musée possède des modèles, dont une cinquantaine en verre soufflé datant de 1890. Ces prouesses artistiques et techniques, réalisées par la famille Blashka, des artisans verriers de Dresde, représentent essentiellement des invertébrés marins, comme des méduses, des vers, des tuniciers ou des nudibranches.
 
   
  Les collections en carton
1860
Modèle agrandi d’œuf de poule
1860
Auzoux

S’inspirant d’une technique ancienne usitée par exemple pour le décor de la chapelle du Trianon, le médecin anatomiste Jérôme Auzoux crée en 1822 un procédé nouveau dont un des secrets réside dans la composition d’une pâte originale, la « terre Auzoux ». Après avoir réalisé différents modèles d’organes humains pour l’enseignement en faculté de Médecine, il crée en 1833 ses premiers modèles zoologiques. Tous ses modèles, agrandis mais fidèles à la réalité, ont la particularité de se démonter en différentes parties. Les modèles d’oreille ou de cœur humain, de chenille ou de hanneton ont rejoint les collections du musée en 1860.
 
   
  Les collections de zoologie appliquée
C’est en 1926 qu’Emile Topsent alors Directeur du Musée, ouvre une salle dite de zoologie appliquée ou des « matières premières tirées du règne animal ». Il y rassemble de nombreux objets usuels ou plus luxueux en usage à l’époque et les matières dont ils sont issus. On redécouvre le petit gris, l’alpaga, le poil de blaireau, les manches de parapluie ou les couverts en os, les peignes en écailles, les cuirs de toutes factures et la finesse du travail dans la nacre.
 
   
  Cabinet d’histoire naturelle reconstitué
1989

Quoi de plus naturel que le musée rende hommage au Professeur Jean Hermann (1738-1800), cet éminent naturaliste strasbourgeois qui constitua en son temps un cabinet d’histoire naturelle et dont les collections furent à la base du musée actuel. Cette reconstitution regorge de spécimens remarquables : l’exemplaire type du squelette de phoque moine et celui de la tortue d’Hermann, une paire de gants tissés en soie marine, un loup tué en forêt de Brumath en 1798 ou un coquillage offert par la duchesse d’Anjou.
 
   
  Galerie des insectes
Riche d’un million de spécimens, cette collection ne se dévoile que très partiellement dans la galerie qui lui est dédiée, mais offre aux yeux un fantastique spectacle de formes et de couleurs. Honneur y est fait aux insectes de notre région, ceux qui pullulent dans les maisons et jardins, les forêts ou les bords des cours d’eau, avec une mention particulière aux bâtisseurs de nids, de fourmilières ou de fourreaux. Cette présentation plus contemporaine a été réalisée en 1992 dans les meubles d’origine.
 
   
  Galerie des oiseaux
Toucan

Héritage de la fin du XIXe siècle, cette galerie reflète bien la muséographie de cette époque. Des oiseaux par centaines, regroupés par famille et présentés dans l’ordre systématique créé par Gustav von Linné en 1850. Une étiquette aux indications minimalistes : un nom scientifique en latin, une origine géographique, la date d’entrée du spécimen dans la collection, le nom du collecteur ou donateur et les armoiries de la ville de Strasbourg, propriétaire des collections. Le musée ne possédait pas de réserves à cette époque et il était naturel de présenter tous les spécimens d’une même espèce. Malgré une présentation, qui peut paraître lassante, tout n’est que découverte, chaque espèce rivalisant d’imagination avec son bec et ses plumes aux formes souvent surprenantes.
 
   
  Vitrine des Oiseaux-mouches
Colibris
1862

Quelques centaines de ces minuscules oiseaux–mouches s’alignent dans une vitrine du musée et dans des tiroirs des réserves. Un nom, Saucerotte, apparaît sur chacune des étiquettes. Celui qui fut conservateur adjoint du musée, avait déposé durant sa vie un certain nombre de pièces collectées lors de ses voyages en Amérique du Sud. A sa mort, 250 spécimens faisaient encore partie de sa collection privée que l’association strasbourgeoise des amis de l’histoire naturelle, acheta en 1862 pour la somme de 750 francs. Cette association, créée en 1850 et dont le statut premier était de contribuer à l’essor de l’histoire naturelle réunissait tous les grands noms du commerce, de l’industrie et de l’université de l’époque. Forte d’environ 200 membres, ses achats furent conséquents et judicieux pour le musée.
 
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