En fait, il s’agit vraiment pour moi d’une construction expérimentale : partir d’une ou deux maisons et faire une construction qui se déploie comme un arbre ou un cristal.
J’ai vu récemment le Cristal Michael Lee-Chin du Musée royal de l’Ontario construit par Daniel Libeskind. On a l’impression que le principe qui régit cet ensemble est aléatoire, mais en fait, rien n’est plus ordonné et complexe qu’un cristal. Il en est de même pour la construction en arbre de Village. Dans les lois de la nature, il y a cette dialectique ordre/chaos que j’ai souhaité appliquer à l’espace urbain.
Il y a ici une règle d’assemblage simple : jamais vous ne trouverez le sol associé au toit ni rien associé à la façade. À partir de ce principe, vous pouvez envisager plusieurs complémentarités : toit-toit / toit-côté / sol-côté…
D’un point de vue urbanistique enfin, j’ai voulu subvertir le diktat de l’horizontalité dans la construction des villages et proposer une construction qui emprunte à la verticale et à l’oblique. Je veux que les gens s’interrogent : pourquoi continuer à aligner horizontalement les maisons alors que l’on pourrait imaginer des constructions bien plus fantasques ?